Convictions PDF Imprimer Envoyer

Les convictions politiques que je partage sont liées au socialisme, c'est évident mais sans doute aussi, tout simplement, au bon sens "populaire" dans le sens noble du terme.

Je crois en effet à une juste répartition des chances pour chacun, quel que soit le milieu dont on est issu au départ. Je crois que quiconque se pense "supérieur", de quelque manière que ce soit, commet une erreur, car rien de quantifiable ne définit la valeur d'un être humain. Pour prendre un exemple très simple, on ne peut pas penser qu'un patron d'entreprise vaut "plus" - parce qu'il gagne "plus", a "plus" de responsabilités, est "plus" diplômé ou est "plus" demandé - que l'un de ses employés, que ce soit au niveau des égards qu'on lui accorderait ou d'une reconnaissance sociale qu'il mériterait soi-disant d'office, par une mystérieuse manoeuvre du destin qui en aurait privé l'ouvrier, l'employé ou quiconque de moins "gradé".

Dans le même ordre d'idée et en s'éloigant simplement du cadre purement professionnel, l'origine, le sexe, l'état de santé ou l'éventuel handicap, le degré de formation, l'âge, la situation financière, le nombre de dîplomes ou que sais-je encore, ne définissent en rien le degré "d'importance" d'une personne par rapport à une autre. Ce sont ses actes au quotidien qui en font quelqu'un de bien ou pas, démontrant la volonté de trouver une place, quelle qu'elle soit, en totale "cohérence" avec la société et la collectivité. C'est d'ailleurs dans cette optique que, personnellement, j'aborde tout qui se présente à moi. Je n'ai aucun a priori ou du moins, je les combats férocement.

Au niveau politique, il est évident pour moi qu'il est du devoir des responsables de faire fonctionner justement une société - ce qui bien entendu est loin d'être évident - en mettant en oeuvre des mécanismes qui puissent compenser les "faiblesses" auxquelles il est possible d'être parfois confronté, et de permettre à chacun d'obtenir les mêmes chances de s'en relever.

C'est de cette manière que j'envisage - à travers les compétences qui m'ont été attribués au sein de l'exécutif provincial - par exemple l'Enseignement pour les réseaux traditionnels d'enseignement, notamment avec un enseignement supérieur de qualité et un encadrement pédagogique à la pointe, mais aussi la promotion sociale ou l'éducation permanente. A cet égard, j'ai d'ailleurs souhaité la création d'un service d'intégration d'étudiants en situation de handicap dans l'Enseignement supérieur (SAPEPS) et je favorise, par mes décisions politiques, l'intégration des élèves extraordinaires accueillis dans nos institutions spécialisées dans l'enseignement traditionnel.

C'est également le cas pour la Santé, avec un travail de fond important au niveau de la prévention et de la sensibilisation du public pour une santé saine pour tous, avec des outils adaptés.

Et bien entendu, au niveau de l'Action sociale en général, il est important de proposer aux personnes qui seraient considérées comme "marginales" - par rapport à une situation inscrite dans la norme de notre société, par ailleurs très dure à l'égard de ceux qui connaissent des moments difficiles - une oreille attentive et des solutions concrètes pour "s'en sortir": aide à l'insertion professionnelle et mise à l'emploi de personnes extraordinaires; guidance psychologique et accompagnement personnalisé; lutte contre la précarité ou contre les violences conjugales; une deuxième vie active pour les retraités avec les possibilités d'occuper son nouveau temps libre grâce à la formation, l'activité sportive, à la culture ou autre;... Et j'en passe.

Une société au sein de laquelle toutes les entités fonctionnent correctement, de manière harmonieuse, ne peut que bien se porter. Je crois donc à l'entraide et à la solidarité entre ceux qui ont besoin d'aide à un moment donné et ceux à qui cette situation pourrait tout autant arriver un jour, mais qui ont la possibilité de tendre la main.